ECOUTES

 

Ce Gentleman puise son inspiration dans le Rocksteady jamaïcain le plus enfumé, le Rhythm'n'Blues pas net, le Bebop de Mingus et les rythmiques d'Amérique du Sud, la mélancolie d'Europe de l'Est pour ne citer là que quelques sources.En plus de cette diversité musicale, King Automatic libère le Rock'n'Roll des clichés lyriques et éculés du genre : "I picked up my baby in a '59 De Ville, we tore through the city seeking cheap thrills". Pas de niaiseries de ce genre, non Monsieur.

Ici, un authentique travail de songwriter est à l'oeuvre, ciselé comme au bon vieux temps du trafic de diamants bruts, diamants que l'on voyait ensuite sertis sur les bagues des jolies dames. Ceci ajoute un intérêt supplémentaire et plus que bienvenu à cette musique sur laquelle nous aimons tous boire, danser et faire des bébés.

Après avoir officié en tant que batteur dans le groupe garage français Thundercrack au milieu des années 90's, King Automatic repart seul et prend un virage radical au début du nouveau millénaire en injectant une nouvelle dimension dans son répertoire. One man band atypique, il reste inclassable dans cette discipline.Sur scène, il sample claviers, guitare, harmo, maracas, il chante, cogne tambours et caisse claire en assignant de frénétiques coups de cymbales à ses riffs de guitares, créant ainsi un paysage sonique inouï - en fermant les yeux tu jurerais entendre un big band primitif au grand complet, mon pote. 

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